
Spleen présente une création originale pour le Festival Factory. « The story of a sad loving man » est un spectacle qui réunit musiciens, chanteurs, danseurs, comédiens, rappeurs, vidéastes parmi lesquels on retrouve Yaël Naïm, Hugh Coltman, Sara Forestier… Spleen nous accorde un moment durant le filage de son spectacle pour nous donner quelques indices sur cet opéra-rock qui nous plongera avec émotion dans l’histoire d’un jeune homme noir confronté à l’enfermement carcéral et à la peine de mort aux Etats-Unis.
Comment est né ce projet de création originale pour Factory ?
J’ai d’abord fait la musique, composé une douzaine de morceaux alors que mon album « Comme un enfant » était en train de sortir. A cette époque, j’ai rencontré Fabien Lhérisson (Ndlr : directeur artistique du Festival Factory), qui m’a proposé de participer au Festival Factory. Plutôt que de refaire mon répertoire sur scène, je lui ai proposé de faire quelque chose de nouveau. Ce projet lui a plu. Et c’est ainsi qu’est venu l’idée de créer un spectacle complet avec de la musique, de la danse, du théâtre…
Quelle est l’histoire de « The story of a sad loving man » ?
« The story of a sad loving man » raconte l’histoire d’un garçon qui a tué sa copine aux Etats-Unis alors qu’ils étaient en lune de miel. Il est noir, elle est blanche, l’affaire prend des allures de crime racial et non pas de crime passionnel, du coup le mec prend la peine de mort. J’avais envie de travailler sur une histoire avec une dramaturgie assez forte, quasi épique. J’avais aussi envie d’insuffler une vraie rage et une vraie violence dans ma musique.
Quels sont les personnes qui participent à cette aventure ?
Il y a Yaël Naim, David Donatien, Hugh Coltman, un danseur de l’Opéra de Paris, Sara Forestier, Cécile Cassel, des vidéastes, mon groupe et la fanfare des beaux-arts. J’ai voulu faire ce spectacle avec eux car j’aime leur travail et leur univers. Mais j’ai aussi choisi des artistes qui méritent d’être plus connus comme Nicolas Lee ou Hard Zen, qui va rapper sur un morceau du spectacle.
Pourquoi avoir choisi le format opéra-rock ?
J’ai juste voulu raconter une histoire romancée, tragique avec des interprètes, de la musique, des solistes, des danseurs. Je trouve que ce terme correspond à la réalité de ce que va être le spectacle.
Même si aujourd’hui ce terme est galvaudé notamment par certaines comédies musicales…J’essaie de faire une vraie œuvre, originale, non-commerciale, véritablement artistique…
Cet opéra-rock va-t-il avoir une existence après le Festival Factory ?
J’aimerais bien, mais je trouve également artistiquement intéressant de faire une création, de s’investir autant dans un spectacle pour quelques représentations. Le côté éphémère m’attire, mais aujourd’hui je ne me pose pas la question, je suis en pleine répétition, toute l’équipe est dans un état d’urgence qui nous motive.
Tu as d’autres projets en cours ?
Je suis en train de bosser sur un long-métrage, tourné entre New-York, Londres et Paris…
Spleen, The story of a sad loving man, le 8/10/09, Cigale, Festival Factory / Festival d’Île-de-France.





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