Interview de Caravan Palace


Prenez un violoniste dingue d’électro qui bastonne, une chanteuse qui joue la comédie, un scratcheur fou, un contrebassiste enragé et un guitariste de jazz dopé au rock, ajoutez-y une bonne dose d’électro, deux volumes de swing, mélangez bien et vous pourrez déguster le cocktail détonnant nommé Caravan Palace !

Pouvez-nous dire comment Caravan Palace est né ?
Hugo : Au départ Caravan Palace, c’est trois personnes. Charles le contrebassiste, Arnaud le guitariste et moi au violon. On a commencé ce projet il y a un peu plus de trois ans. On découvrait le swing ensemble, on jouait dans les mariages, dans les cafés, et chacun de notre côté on faisait de la musique électronique ou du rock.

Comment avez-vous rencontré Sonia, votre chanteuse ?
Hugo : à l’époque, on cherchait une chanteuse pour Caravan Palace. On a auditionné pas mal de monde mais personne ne nous avait chamboulé alors on s’est inscrit sur Myspace et c’est comme cela que l’on a rencontré Sonia.
Sonia : j’étais comédienne et musicienne mais je ne faisais pas assez de musique à mon goût. Alors j’ai sauté sur l’occasion.
Hugo : ensuite d’autres personnes sont venues, surtout pour le live. A la base, Caravan Palace reste un projet, donc on a rassemblé une équipe de 6 personnes pour réaliser ce projet et pouvoir le concrétiser sur scène. On a composé un premier morceau dans ce style là, et tout notre entourage a adoré et nous a encouragé à continuer dans cette direction.

Caravan Palace > Jolie Coquine

Comment le projet d’un disque mélant swing et électro s’est concrétisé ?
Hugo : à partir de 2005, on a commencé à se consacrer uniquement à ce projet. Trois années à composer, arranger et réaliser l’album. On a beaucoup travaillé sur l’orientation sonore. Sur le premier mix on trouvait que rien ne ressortait vraiment, que le son était très lisse, alors on a voulu tout remixé pour donner une vraie personnalité à l’album. Bénédicte Schmitt (Carla Bruni, Julien Clerc…) des studios Labomatic nous y a aidé, ce qui donne un son très live finalement à l’ensemble.

Pouvez vous nous dire quelque mot sur votre rencontre avec le boss du label Café de la danse ?
Hugo : au départ, on l’a rencontré car le frère de notre contrebassiste avait déjà bossé avec lui pendant 6 ans. Il a donc eu la démo dans les mains très vite, il a tout de suite adhéré au projet. Il nous a donné les moyens de réaliser cet album avec des bons musiciens, du bon matos. Il nous a fait vraiment confiance, il n’est que très rarement intervenu sur le point de vue artistique mais il nous a donné un sacré soutien tant au point de vue des tournées que de la production.

D’où vous vient ce goût pour le jazz manouche ?
Hugo : on est plus tourné vers le swing que le jazz en tant que tel, on s’est retrouvés autour de cela. Même si on venait du rock, du funk ou du trip hop, on a tous fait du jazz et de l’électro chacun de notre coté.
Sonia : on s’est vraiment retrouvé sur le terrain du mélange entre jazz et électro, et en même temps j’étais super heureuse de trouver des gens qui viennent du milieu acoustique.

Votre album compte 15 titres, il y a des morceaux qui vous tiennent plus à cœur que d’autres ?
Hugo : au départ, des membres du groupe voulaient que 10 titres mais on a finalement opté pour une quinzaine de titres pour avoir un vrai album à proposer. Plus on a le temps de dire les choses, mieux c’est, il y a plein de morceaux qui sont sur le disque et que l’on ne fait pas sur scène car on préfère opter pour les morceaux les plus dansants en live.

Vous écoutez quoi en ce moment ?
Hugo : en ce moment j’ecoute Boys noize, Justice…Tout ce qui sonne à fond, j’adore après avoir écouté du jazz à outrance.
Sonia : j’écoute Claire Diterzi, Gerald Genty, l’Opéra de Quat’sous, Richard Cheese…

Quel est votre meilleur souvenir de concert ?
Hugo : mon meilleur souvenir, c’est le Festival Solidays ! Il y avait une super ambiance, c’était énorme. Il y a avait le concert des dix ans en même temps, et tout ceux qui sont venus nous voir c’était ceux qui étaient déçus par le concert des dix ans je crois.
Sonia : on a fait le printemps de Bourges, on a joue une demi heure mais on avait pas envie de sortir de scène. Je ne l’ai jamais fait en tant que spectatrice, la première fois que j’y allais c’était pour jouer sur la grande scène, devant ma famille, c’était complètement mythique !
Hugo : l’ambiance des gros festoches, c’est vraiment génial, les conditions techniques sont tops, et puis les gens sont vraiment là pour s’éclater.

Que pensez vous de la promo média ?
Hugo : on n’a pas de souci avec cela, tant que on ne renie pas l’identité du projet, que ce soit chez Fogiel ou MTV, peu importe tant que l’on peut parler sincèrement de notre musique.

L’après Caravan Palace ?
Hugo : on aimerait faire un deuxième album dans la même lignée que le premier, on a plein d’idées a développer encore !
Sonia : j’ai envie de bosser sur un carnaval des animaux de Camille Saint-Saëns mais façon électro…

Si vous deviez faire la promo d’un artiste, ce serait qui ?
Sonia : il faut aller voir Bobby Mc Ferrin, et les photos de Dorothy Shoes, lire les BD de Ludovic Debeurme, et découvrir une chanteuse qui s’appelle Christelle Warren aussi….
Hugo : G-Swing pour ceux qui aiment Caravan Palace !

Caravan Palace (Wagram/Café de la Danse)

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