
Il débute à la télé en présentant l’émission culte Les enfants du rock. Devenu acteur et réalisateur reconnu, Antoine de Caunes est aujourd’hui un personnage incontournable de la scène culturelle française. Il nous explique son engagement auprès de Solidarité Sida.
Quel est votre rôle dans Solidarité Sida ?
En tant que président d’honneur, je donne de mon temps pour représenter au mieux l’association Solidarité Sida et cela depuis 15 ans, pour les aider à communiquer autour des événements organisés comme le Festival Solidays.
Je consacre donc un peu de mon temps à être présent dans ces événements et y dispenser la bonne parole. Mon rôle se limite donc à être une courroie de transmission qui permet de mieux faire entendre le message, notamment dans les médias.
J’aide cette association depuis toutes ces années car j’apprécie le travail et l’énergie déployés d’une part dans la réactivation permanente du message de prévention qui malheureusement tombe en désuétude au fil du temps… cela fait bientôt une génération complète que le sida est présent et que les gens entendent dire qu’il faut se protéger… et d’autre part dans le combat aux côtés des associations d’aide aux malades les plus démunis.
Et puis bien évidemment je suis touché par le problème du sida car je trouve que c’est un problème qui est au carrefour de tous les autres aussi bien des relations humaines, sexuelles que de la vie politique ou économique. C’est donc un endroit d’observation et de combat particulièrement bien situé.
Comment avez-vous rencontré l’équipe de Solidarité Sida ?
C’est eux qui sont venus vers moi à l’époque où je co-présentais l’émission Nulle part ailleurs, j’avais donc un statut semi-journaliste, j’ai toujours pris soin de ne pas m’engager pour une cause ou pour une autre. Et à l’époque j’avais des potes qui étaient touchés par cette maladie, d’autres qui en sont morts, et puis j’étais père de deux enfants nés dans un contexte d’émergence du sida. Tout cela m’a convaincu de m’engager publiquement pour cette cause.
10 ans que Solidays existe, quels sont les objectifs de cette 10ème édition ?
Pour cette édition anniversaire, Solidays sera riche en surprises et en émotions.
Tous les ans, un cap est franchi car c’est une opération très lourde, très difficile à monter avec pour objectif de redistribuer tout l’argent récolté.
L’idée, c’est de sensibiliser le plus grand nombre dans une ambiance festive sans que l’aspect dramatique prenne le dessus. Le cœur du festival selon moi c’est le village où sont invités un grand nombre d’associations qui travaillent toutes dans le domaine de la solidarité, pas exclusivement le sida. Pouvoir faire venir tous ces gens qui se croisent, qui s’échangent des informations et communiquent avec le public… je crois que l’âme de solidays elle est là !
Dans quelle mesure jugez-vous essentielle la place de la culture dans l’apprentissage des jeunes ?
Je pense que c’est capital. Je pense même qu’il y a peu de choses aussi importantes que la culture. La culture représente la curiosité, l’éveil, l’ouverture aux autres, l’envie d’aller voir ailleurs ce qu’il se passe.
Je ne saurais trop encourager les jeunes à éteindre leur poste de télé et à lire, voir des films et refuser la communication de masse.
En tant que cinéaste et grand amateur de musique, quels ont été les films et les groupes qui vous ont marqué durant votre jeunesse ?
Quand j’étais ado, ce sont les Beatles qui m’ont le plus fortement marqués et qui ont été ma porte d’entrée sur toute la pop anglaise et le rock américain avec bien sûr les Rolling Stones, Les Who, les Yardbirds…
Au sortir de l’adolescence, j’étais également un gros consommateur de cinéma : je fréquentais assidûment la Cinémathèque de Chaillot. C’était à l’époque essentiellement des westerns, des films noirs ou des comédies italiennes.
Mais c’est un peu plus tard, durant mon travail de réalisateur, que j’ai compris à quel point ce que j’ai assimilé durant mon adolescence m’avait marqué au fer rouge.
Bientôt sort votre nouveau long métrage « L’histoire d’un mec » avec François Xavier Demaison et Denis Podalydès, pouvez-vous nous en dire quelques mots ?
C’est l’histoire de la candidature de Coluche aux présidentielles de 1981, entre le moment où il a décidé d’y aller pour foutre la merde et celui où il a été obligé de renoncer parce que tout s’est verrouillé autour de lui de manière assez violente.
C’est ce petit moment particulier de la vie de Coluche, d’un humoriste qui se trouve confronté aux principes de la réalité dont j’avais envie de parler.





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